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Du moulin à la laiterie.



par Marie-Florence Massias



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---------A Arrigny, comme dans toute le France , ce siècle sera celui des paradoxes : le pire, avec deux guerres mondiales, le meilleur, avec la mise en route d’un processus d’évolution, dont la vitesse, va, décuplant. Que pourront alors constater nos descendants, dans cent ans, si cette accélération décuple encore, comme il est raisonnable de le supposer ?
---------Imaginez ! Il y a seulement 35 ans, les habitants du village n’avaient pas d’adduction d’eau potable ! Or en 1969, l’homme marchait sur la lune !
---------La fin de la Première Guerre Mondiale, la "der des der", comme disaient nos parents ou grands-parents, n’avait pas tout réglé entre les belligérants.

---------La preuve : tout recommence en 1939.

---------Les années d’entre deux guerres sont celles qui laissent un goût de fruit sucré dans la bouche de tous ceux qui les évoquent. Tout était tellement mieux qu’aujourd’hui ! Elles furent, il est vrai, une accalmie pleine de promesses, dont le souvenir ému des plus anciens ne retient que le bonheur d’une jeunesse perdue, et d’être chers, disparus, faisant l’impasse sur des conditions de vie dont personne ne voudrait à ce jour.
---------En cette fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème, les 460 habitants du village ont une minoterie importante, ce fameux moulin qui, entre autres, avait attiré des convoitises dans les siècles précédents.


---------"Il recevait le blé des cultivateurs de la région, ravitaillait les boulangeries et expédiait à l’extérieur dés que la gare d’Arzillières fut mise en service.
---------Il s’agissait d’un moulin hydraulique qui était également équipé d’une machine à vapeur, avec une haute cheminée, pour pallier le manque d’eau saisonnier. La roue à aubes avait été construite par l’À ?cole des Arts et Métiers de Châlons. Elle avait un diamètre de 5 mètres et une largeur d’environ 2 mètres. Elle était entièrement métallique et a été supprimée vers les années 50.
---------De l’autre côté de la route, le bâtiment qui est aujourd’hui la poterie, est une briqueterie ; l’argile est extraite aux abords et jusqu’au village. Par la suite, le local désaffecté sert de logement à deux ouvriers de la minoterie.
---------C’est alors qu’une petite fromagerie voit le jour. Seule, la route qui conduisait à Montier-en-Der sépare la fromagerie du moulin. Une association se crée, qui ouvre des possibilités financières plus larges. Se joint, un peu plus tard, à cette société, la laiterie de Blaise-sous-Arzillières.
---------Le blé pousse en abondance, le lait coule à flots, les deux industries sont prospères. La laiterie s’étend, le ramassage du lait dans les fermes se fait grâce aux chevaux, remplacés plus tard par des camions. Le lait devient beurre et fromages, collectés par des commerçants, les "cossons’".
---------Seulement voilà : le petit meunier voit trop grand et cesse son activité, comme "le maître Cornille" d’Alphonse Daudet, en 1932-33. La laiterie doit alors faire face seule, en se restructurant, aussi bien dans la direction que dans les installations. Le grand bâtiment, à droite du moulin, est aménagé en séchoirs à fromage.

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