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Puissance de l’église autrefois.



par Marie-Florence Massias



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---------Il semble utile de faire une pause pour nous intéresser à une lettre de cachet qui permet d’une part de constater la toute puissance de l’église autrefois, et d’autre part, son intolérance sans pitié.
---------Guillaume, Augustin, Chrétien du Hamel, l’un des héritiers de Claude Ier du Hamel, chevalier, seigneur de St Rémy-en-Bouzemont, avait épousé, en 1718, à Stuttgart, Marie de Donoss. Il mourut, laissant à son épouse, un garçonnet âgé de sept ans. Mais un terrible dilemne surgit. La famille du Hamel est catholique, celle de Marie de Donoss, calviniste. Pas question de laisser l’enfant à sa mère, même si cette dernière, a promis de respecter la religion de son mari.

---------Voyez la tournure que prirent les choses
NB : On peut penser que l’Archevêque de Rouen intervient puisque un sieur d’Eu est par alliance à Larzicourt.

 LETTRE DE LA MERE :

---------Vous avoir dit que je l’élevoit dans la religion catholique, apostolique et
romaine. Il n’est rien de plus vray, Monsieur. Je joint à cette lettre le certificat du Sr curé d’Arigny et des deux seigneurs et principaux habitant du lieux, qui attestent la même chose, personne ne pouvant le faire mieux ny plus véritablement qu’eux, puisque, huit jour après la mort de Mr du Hamel mon marit, j’ai toujour
esté à Arigny chez Mr de Saint Privé.
---------Ce n’est que sur un faux exposé que, depuis la mort du père, j’élevoit le fils dans la religion protestante, que mes enemy ont obtenu la lettre de cachet, rien n’étant plus faux. Je vous suplie de vouloir écrire à Monsieur l’Intendent ce que j’ay l’honneur de vous marquer, et luy témoignier que ce n’est pas mon fils que je demande ; mais se que
je souhaite, c’est qu’il plaise à Sa Majesté de changer ses ordres et le faire mettre chez les Pères de la Doctrine chrétienne, à Vitry le François, où la pension seras bien moins forte qu’à Metz et où je l’auroit fait mettra moy même aussitôt la mort de son père, si l’on m’eut laissé, l’administration du bien ; et, ne l’ayant point fait faute de ce secour, n’ayant point eu de supsistance pour moy sans la bonté et charités de Mr de Saint-Privé qui m’a entretenu avec tout ce qui m’apartenoit depuis Ie 22 de novembre jusqu’à aujourdhuy, n’ay, detout ce qui estoit deu, toucher un liard depuis la mort de
Mr du Hamel mon mari.
---------En épousant M. du Hamel, j’ay seu et j’ay suivy les maxsime d’Allemagne, où mon enfant est nai clans les estast de S. A. S. le duc de Wirtenberg, mais comme gentilhomme sujet de l’empire et de S. M. impériale, qui rende les fils au père et les fille au mère ; ainsi c’estoit une loy que je m’estoit imposée moy même et que j’auroit suivy, comme j’ay l’honneur de vous le marquer, si on m’avoit laissé maîtresse du bien d’Isson qui est le seul patrimoine de mes enfant, qui monte à fort peu de chose, ainsi que vous véré par le détail que je vous envoy, en me créant tutrice et leur gardienne noble. C’est pour quoy on ne sauroit trop épargner leur bien, et jamais il ne pouras sufir pour payé la pension de mon fils à Metz, à cause des dettes dont cette dite terre est chargée. Je ne doute point que, si ces raisons estoit représenté à M. l’Intendent, il ne me fist accorder la grâce que je demande et celle que j’espère de vous, estant, Monsieur, vostre très humble et très obéissante servante.

MARIANE DU HAMEL,

née de Donnos.

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